Foire aux questions
Interprétation de la Note no 150 |  Fournisseurs de services alimentaires | Surveillance et
      implantation
 | Implications financières  | Mobilisation de la collectivité

 

Interprétation de la Note no 150

Q: Si une classe organise une journée d’aliment spécial le matin, est-ce que ça compte pour une journée entière d’aliment spécial?
A: En vertu de cette politique, chaque école a droit à dix journées d’aliments spéciaux où des aliments et des boissons vendus aux élèves peuvent se trouver hors des lignes directrices de nutrition. Si une classe organise une journée d’aliment spécial le matin, ça comptera comme une journée entière d’aliment spécial pour toute l’école. La politique n’est pas de 10 journées d’aliments spéciaux par classe, mais par école.

Q: Le lait au chocolat est-il considéré comme un breuvage de la catégorie “Vendre le plus”?
A: Oui, autant dans les écoles élémentaires que secondaires, le lait au chocolat respecte les exigences des breuvages de la catégorie « Vendre le plus ». Cependant, dans les écoles élémentaires, les portions de lait au chocolat doivent être de 250 ml ou moins afin que le lait au chocolat soit considéré boisson de la catégorie « vendre le plus ». Faites attention aux breuvages chocolatés qui ne respectent habituellement pas les exigences de lait à ≤ 2 % de gras ou à ≤ 5 g de gras et de ≤ 28 g de sucre et ≥ 25 % de la valeur quotidienne de calcium.

Q: Pour ce qui est du pain, les grains entiers doivent être le premier ingrédient de la liste afin d’être considéré aliment de la catégorie « Vendre le plus ». Est-ce aussi le cas pour les pâtes?
A: Non. Les normes d’alimentation concernant les produits céréaliers sont divisées en sous-catégories, chacune possédant ses propres critères. Le pain est une de ces sous-catégories. Les pâtes, le riz et les autres grains se trouvent dans une autre sous-catégorie. Pour ce qui est du pain, les grains entiers doivent être le premier ingrédient de la liste (ex, grains entiers, avoine entière, etc.) Le reste des critères s’applique ensuite afin de déterminer à quelle catégorie l’aliment appartient. Pour que des pâtes fassent partie de la catégorie d’aliments « vendre le plus », elles doivent contenir plus de 3 g de gras ou moins et 2 g ou moins de gras saturés et 240 mg ou moins de sodium.

Q: Quelle est la portion prise en considération lors de l’évaluation des aliments?
A: Le tableau de valeur nutritive indique une portion suggérée. Si la portion d’aliment que vous servez est plus grande que celle suggérée, vous devez en tenir compte dans l’évaluation.

Q: Mon école possède une cafétéria et des distributrices. Dois-je tenir compte à la fois des distributrices et de la cafétéria dans le calcul de la règle 80/20?
A: Non. Chaque endroit, programme ou événement où des aliments et des boissons sont vendus est évalué séparément. De plus, les aliments et les boissons doivent être évalués séparément lors de l’application de la règle 80/20.

Q: Les distributrices peuvent-elles être remplies de boissons gazeuses diète?
A: Les boissons gazeuses régulières (caféinées) entrent dans la catégorie « vente non permise » dans les écoles élémentaires comme secondaires. Dans les écoles secondaires, les boissons gazeuses sans caféine diète se qualifient dans la catégorie « vendre moins ». Pour vendre ces produits dans une école secondaire, il faut respecter la règle du 80/20. Ça signifie que pour chaque boisson gazeuse diète sans caféine vendue, quatre breuvages de la catégorie « vendre le plus » doivent être vendues.

Q: Notre meilleure collecte de fonds à l’école est la journée pizza. Pouvons-nous toujours vendre de la pizza?
A: La pizza peut être préparée de façon saine et peut entrer dans la catégorie « vendre le plus ». La plupart des fournisseurs de pizza peuvent confectionner une pizza saine si vous leur demandez de faire quelques changements. Par exemple, insistez pour avoir une croûte de grains entiers, une sauce à pizza pauvre en sodium (≤ 480 mg de sodium), du fromage fait de lait partiellement écrémé (20 % m.g. ou moins), de la viande maigre (ex., poulet grillé) et une garniture de légumes. Référez-vous à la fiche de renseignements Journée de pizza santé, un choix sensé! pour de nouvelles idées.

Q: Existe-t-il une liste des aliments des catégories « Vendre le plus et « vendre moins » que je peux consulter?
A: Présentement, aucune liste de la sorte n’est disponible. Le maintien à jour d’une telle liste, particulièrement en raison de la fréquence avec laquelle les fabricants modifient leurs recettes, est tout un défi. Afin de vous aider à faire l’évaluation, le ministère de l’Éducation a développé un outil en ligne, la calculatrice d’aliments, qui permet d’analyser les aliments à l’aide du tableau de valeur nutritive en fonction des normes d’alimentation de la Note no 150. Pour les aliments sans tableau de valeur nutritive, vous pouvez accéder à l’outil d’analyse de recette sur le site Web des Diététistes du Canada. Vous obtiendrez un profil nutritionnel que vous pourrez comparer aux critères de la Note no 150.



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Fournisseurs de services alimentaires

Q: Est-ce possible d’obtenir une liste de fournisseurs pré-approuvés par le conseil scolaire?
A: Chaque conseil scolaire s’efforce de trouver la meilleure façon de traiter cette demande. Certains ont préparé une liste de fournisseurs pré-autorisés (habituellement les plus gros fournisseurs, comme Chartwells); d’autres dressent une liste des fournisseurs présentement utilisés dans leurs écoles afin de mieux comprendre le marché. Le défi avec les listes de fournisseurs pré-approuvés se situe souvent dans la variété et le nombre de fournisseurs utilisés par les écoles, particulièrement les plus petites entreprises indépendantes. Veuillez communiquer avec votre conseil scolaire afin de savoir s’il existe une liste de fournisseurs pré-approuvés.

Q: J’ai reçu de l’information de la part de divers fournisseurs et chaines de franchisés indiquant qu’ils respectent les normes d’alimentation de la Note no 150. Est-ce le cas? Comment s’en assurer?
A: Le défi avec les entreprises franchisées réside dans le fait que chaque établissement est une propriété exclusive. Votre établissement local devrait être approché afin de voir si l’offre qui est présentée à votre école respecte les normes d’alimentation. Des modèles de lettre de conformité vous ont été fournis afin de vous aider à le faire. Songez aussi à la qualité des aliments offerts. Par exemple, une pizza au pepperoni sur croûte blanche peut respecter la Note no 150 en modifiant la taille de la pointe et la quantité de garnitures. Le choix le plus sain serait une pointe de pizza sur croûte de blé entier, avec des viandes plus maigres et des légumes comme garniture.

Q: Comment savoir si les aliments offerts par mon fournisseur de services alimentaires sont conformes à la Note no 150 ?
A: Les écoles sont encouragées à entreprendre des discussions avec leurs fournisseurs de services de cafétéria aussitôt que possible, afin que ces derniers adaptent leurs produits aux normes d’alimentation de la Note no 150. Demandez à votre fournisseur de services alimentaires de signer les lettres de conformité. Cliquez ici pour des modèles de lettre de conformité. Votre conseil scolaire pourrait aussi avoir des modèles pour vous aider). Collaborez avec vos fournisseurs afin de faire les ajustements; vous pourriez être surpris d’apprendre ce qui est possible simplement en le demandant. Les écoles sont aussi encouragées à mettre sur pied un comité formé de représentants de tout le milieu scolaire qui peut aider à surveiller ce qui est offert à l’école.

Q: Mon fournisseur de dîners doit être informé de la politique. Y aura-t-il d’autres sessions de formation à l’intention des fournisseurs de services alimentaires?
A: Des ateliers supplémentaires à l’intention des fournisseurs de services alimentaires pourraient être offerts par votre bureau de santé publique au besoin. Veuillez communiquer avec le bureau de santé publique afin de savoir si de telles sessions sont prévues.

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Surveillance et implantation

Q: Qui est chargé de faire respecter la Note no 150?
A: Les conseils scolaires sont responsables de veiller à ce que les écoles soient conformes à la Note no 150 dès le 1er septembre 2011. Les conseils scolaires demanderont à chaque directeur de signer une lettre à la fin de l’année scolaire 2010-2011 indiquant que les aliments offerts dans l’école seront conformes à la politique d’ici le 1er septembre 2011.

Q: À titre de directeur d’école, comment puis-je gérer les attentes de la Note no 150 parmi toutes les autres priorités?
A: La réponse courte est la suivante : vous n’êtes pas seul. L’atelier Écoles en santé 2020 avait pour but de guider vos premiers pas en vous offrant à vous et aux milieux scolaires des renseignements, des idées, des outils et des ressources vous permettant de respecter les normes de la Note no 150 et d’établir un milieu scolaire favorable à la saine nutrition dans votre école.

Voici quelques trucs pour démarrer du bon pied :
  • Créez un comité d’école composé de parents, d’enseignants, de la santé publique et d’autres membres de la collectivité.
  • Commencez le dialogue avec vos fournisseurs de services de cafétéria. Invitez-les à des sessions de formation offertes par votre bureau de santé publique.
  • Partagez les ressources contenues dans le dossier et sur le CD de l’atelier Écoles en santé 2020.
  • Commencez par un petit changement, ex., une journée par semaine de votre menu du dîner, puis apportez d’autres changements au fil du temps.

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Implications financières

Q: La Note no 150 fera-t-elle augmenter le coût des aliments vendus dans les écoles?
A: Les aliments plus sains ne sont pas nécessairement plus chers. Une étude effectuée par l’Université du Minnesota a découvert que des dîners plus nutritifs ne coûtent pas nécessairement plus cher à produire. Cette étude a aussi dévoilé que les ventes de dîners à l’école ne chutent pas si des repas plus sains sont servis.
Source: Site Web du ministère de l’Éducation de l’Ontario.        

Q: En tant que directeur d’une école secondaire, un de mes principaux soucis est que des élèves quittent les terrains de l’école afin d’acheter leurs aliments, ce qui aurait un impact sur les revenus de la cafétéria et des distributrices. Comment compenser cet effet?
A: Voilà une réalité sur laquelle les directeurs d’école ont peu ou pas de contrôle. Ce que vous pouvez contrôler, ce sont les produits offerts à vos élèves pendant qu’ils se trouvent à l’école. Solliciter les suggestions et la participation des élèves dans le processus de changement aidera à définir des choix d’aliments à la fois appréciés et qui généreront des profits. Les parents auront aussi l’assurance de savoir que des dîners santé sont disponibles quand leur enfant est à l’école. Comme le faisait remarquer un directeur lors d’un des ateliers, ces changements s’intègreront lentement dans la culture de l’école et les désirs des étudiants pourraient aussi évoluer avec le temps.

Q: Je m’inquiète de l’impact des nouvelles normes d’alimentation sur les initiatives de collecte de fonds de l’école. Comment résoudre cette question?
A: L’Ontario n’est pas la première province à implanter des normes d’alimentation dans ses écoles. La Colombie-Britannique a implanté de telles normes en 2005 et une récente évaluation a dévoilé que plus de la moitié des écoles ne signalaient aucune variation de leurs revenus après avoir adopté des choix sains1. Comme avec tout autre changement, les débuts pourraient apporter leur part de défis. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe plusieurs possibilités de collectes de fonds qui sont à la fois santé et peuvent générer des profits. Consultez la fiche de renseignements et le document de suggestions sur les collectes de fonds « santé » pour des suggestions. Vous y trouverez aussi une liste de fournisseurs de produits non comestibles et des aliments santé.
1Act Now BC. School food sales and policy report II. Ministère de l’Éducation et Ministère de la Santé. 2008.

Q: Je ne crois pas vraiment que les élèves achèteront ou consommeront ces aliments plus santé. Comment s’assurer que ça fonctionne?

A: Il y a un malentendu à l’effet que les élèves ne mangeront pas d’aliments santé. Exposer les enfants à une variété d’aliments sains est un bon moyen de développer leurs préférences alimentaires. Nous sommes peut-être en train de supposer ce qu’ils pourraient apprécier ou manger avant de leur offrir la possibilité d’essayer d’autres aliments. En essayant de modifier les choix offerts, impliquez les élèves dans le processus.

Voici quelques suggestions :

  • Organisez une dégustation de nouveaux plats de votre fournisseur de services de cafétéria et demandez aux élèves de voter pour leur plat préféré.
  • Organisez une journée thématique autour d’un aliment afin d’encourager les élèves à y goûter tout en s’amusant.

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Mobilisation de la collectivité

Q: Comment faire pour mobiliser les parents autour de la saine alimentation?
A: Il est essentiel de mobiliser les parents afin de créer un milieu scolaire favorable à la saine alimentation. Le CD de l’atelier Écoles en santé 2020 contient un encart destiné aux parents afin de les informer de la nouvelle politique. Le CD comprend aussi une courte vidéo, des diapos de présentation, des suggestions de collecte de fonds et d’autres ressources portant sur la nutrition dans les écoles que vous pouvez partager à n’importe quelle réunion du conseil de parents. Tout ce matériel se trouve sur le site Web de Écoles en santé 2020. Les Outils pour la nutrition dans les écoles (ONÉ)© peuvent aussi aider à mobiliser toute la collectivité de l’école à créer un milieu scolaire favorable à la saine alimentation. Pour en savoir plus sur l’ONÉ© ou pour d’autres suggestions, renseignez-vous auprès de votre infirmière en santé publique en milieu scolaire ou de l’agent de liaison.

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